Une cuisine intégralement sur mesure coûte cher parce que chaque caisson est fabriqué à l'unité. Or le caisson est invisible une fois la cuisine posée : il n'intervient ni dans l'esthétique ni dans la perception de la qualité par un visiteur.

L'alternative consiste à conserver des caissons standards de bonne facture, aux dimensions normalisées et aux quincailleries fiables, et à faire fabriquer sur mesure uniquement ce qui se voit et se touche : façades, plan de travail, plinthes et joues d'habillage contre les murs biais, fréquents en logement ancien.

L'écart entre les deux approches se concentre sur le poste mobilier, et il n'y est pas marginal : c'est là que se joue la comparaison de deux devis de cuisine. Il ne se lit pourtant pas sur le résultat livré. La question à poser avant de chiffrer une cuisine n'est donc pas « sur mesure ou standard », mais « qu'est-ce qui doit vraiment être sur mesure » — l'ampleur de l'écart, elle, se mesure devis en main, projet par projet.



