Le blog

Les photos techniques à conserver avant de fermer les murs

Une fois le doublage refermé, tout ce qui passe derrière devient invisible. Quelques minutes de photos par pièce évitent de percer au hasard pendant des années.

Une fois les plaques posées, la chape coulée, le carrelage collé et les peintures faites, tout ce qui passe dans les murs et les planchers disparaît. Le jour où quelqu'un perce pour fixer un radiateur, un miroir, une patère ou un support de téléviseur, la seule information fiable est une photo prise avant fermeture. Il en va de même à la revente, en cas de sinistre, ou lorsqu'une autre entreprise reprend un lot des années plus tard. Ces images ne sont pas des souvenirs de chantier : ce sont des documents, et elles ne coûtent rien tant qu'on les prend au bon moment.

Faisceaux de gaines et de conducteurs regroupés le long d'un mur, ossature de faux plafond déjà en place : cet état ne sera plus visible une fois les plaques posées. Chantier réel des équipes partenaires.
Faisceaux de gaines et de conducteurs regroupés le long d'un mur, ossature de faux plafond déjà en place : cet état ne sera plus visible une fois les plaques posées. Chantier réel des équipes partenaires.

Encore faut-il qu'elles soient exploitables. Procédez pièce par pièce et mur par mur, toujours dans le même ordre, avec d'abord une vue d'ensemble du mur — pour pouvoir se situer — puis les détails. Chaque photo doit contenir une référence de mesure : un mètre déroulé depuis un point fixe, une règle posée le long du réseau, un trait de niveau. Une photo sans repère ne donne aucune distance et ne sert à rien. Précisez ce point fixe dans le nom du fichier ou sur un croquis joint — « depuis l'angle gauche », « depuis le sol brut » —, car le niveau du sol fini n'existe pas encore au moment de la prise de vue. Nommez et datez : pièce, mur, lot. Et prenez-les en lumière du jour ou avec un éclairage de chantier, sans ombre portée en travers du mur.

Nourrice de distribution équipée d'un manomètre et réseau d'évacuation en PVC monté à côté : c'est sur ce montage que se fait l'essai de mise en pression, et c'est à ce moment-là qu'il faut le photographier. Chantier réel des équipes partenaires.
Nourrice de distribution équipée d'un manomètre et réseau d'évacuation en PVC monté à côté : c'est sur ce montage que se fait l'essai de mise en pression, et c'est à ce moment-là qu'il faut le photographier. Chantier réel des équipes partenaires.

Ce qu'il faut photographier, sans prétendre à l'exhaustivité : les alimentations d'eau chaude et froide, leur nature — cuivre, multicouche, PER — et leur tracé ; les nourrices, leurs départs et ce que chaque vanne isole ; les évacuations avec leurs diamètres, leurs piquages et leurs tampons de visite avant qu'ils ne soient recouverts ; l'électricité, c'est-à-dire les gaines, les boîtes d'encastrement, les boîtes de dérivation — dont l'emplacement doit rester accessible —, les circuits spécialisés et le tableau, rangée par rangée ; le réseau de ventilation et l'emplacement de sa trappe de visite ; les renforts et fixations posés dans la cloison en prévision d'un meuble suspendu, d'une barre d'appui ou d'un écran ; l'ouvrage d'étanchéité des pièces humides avec ses points singuliers, avant carrelage ; enfin la chape, son épaisseur et, s'il existe, le tracé du plancher chauffant — celui-là n'est pas négociable. L'essai de mise en pression des réseaux mérite sa propre photo, manomètre lisible. Rassemblez le tout, avec les fiches techniques et les attestations d'assurance, dans le dossier de fin de chantier : c'est la seule version des réseaux qui sera encore vraie longtemps après la réception.

Visite technique sans engagement

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Lundi — Vendredi, 08h30 – 19h00 · Samedi, sur rendez-vous